Intoxication par les vêtements : comment l’éviter ? - Little Panda

Intoxication par les vêtements : comment l’éviter ?

Intoxication par les vêtements : comment l’éviter ?
6 mai 2018 laurieanne-moussiergmail-com

L’actualité est régulièrement parsemée de scandales alimentaires notamment sur les pesticides, en revanche peu de choses sont dites concernant la façon dont nos vêtements sont produits… et pourtant nos armoires semblent également être à surveiller !

Officiellement, tout va bien, puisque de nombreuses substances nocives sont interdites dans l’Union Européenne, telles que les colorants azoïques par exemple. Il suffirait donc d’acheter des t-shirts ‘Made in Portugal’ pour que tout aille bien ? Malheureusement ce n’est pas si simple !

 

 

Tout d’abord, il y a de vrais trous dans la législation et dans la traçabilité.

Par exemple, quand un vêtement est estampillé ‘Coton bio’, cela signifie uniquement que la fibre de coton utilisée est bio, et pas du tout que le colorant utilisé est non nocif ; donc cela ne garantit pas que le vêtement soit exempt de produits toxiques.

De la même manière, un t-shirt ‘Made in Portugal’ a simplement été confectionné dans ce pays, et le tissu peut quant avoir été produit et teint dans n’importe quel pays, quelle que soit leur propre législation sur les produits chimiques. Des substances nocives, et notamment les tristement célèbres perturbateurs endocriniens (qui pour rappel perturbent le développement de l’enfant ainsi que la fertilité) se logent donc très probablement dans de nombreux vêtements que nous portons tous.

Si ces constats concernent tous les vêtements, cela est encore plus vrai pour les matières dites ‘techniques’, comme par exemple le Gore-tex, plébiscité par les sportifs et les ados. Les qualités de ce type de matériau (déperlance, imperméabilité combinée à la respirabilité etc.) sont obtenues via des transformations chimiques impliquant par exemple l’utilisation de fluorotélomères (à vos souhaits !), de la famille des composés polyfluorés (CPF, ou PFC en anglais), une substance dont la nocivité pour les organismes vivants est aujourd’hui fortement suspectée.

 

Il est enfin à remarquer que tous les types de textiles sont concernés, et notamment ceux à destination des enfants. La législation est en effet beaucoup moins stricte concernant les vêtements que concernant les produits spécifiquement dédiés aux enfants comme les jouets ou le lait infantile… alors même que les enfants sont encore plus en contact avec des vêtements qu’avec des jouets !

Comment éviter la surexposition ?

 

S’il semble compliqué d’éliminer entièrement les substances nocives de nos armoires, quelques petits réflexes peuvent néanmoins nous permettre de limiter notre exposition quotidienne.

 

Premièrement, il est fortement recommandé, avant première utilisation, de passer à la machine à laver les vêtements achetés neufs. Ce geste, a priori contre-intuitif était par exemple recommandé dans le Wall Street Journal par le dermatologue Donald Belsito, professeur à l’université de Columbia et spécialiste de la dermite de contact (cette réaction cutanée provoquée par l’exposition à des substances allergènes ou irritantes qu’on trouve notamment… dans les vêtements !). Le lavage en machine permettrait de retirer au moins les substances les plus volatiles.

 

Par ailleurs, vous pouvez vous renseigner sur la traçabilité des vêtements achetés et favoriser ceux étant labellisés, en particulier les textiles certifiés ‘Oeko-Tex’.

Le STANDARD 100 by OEKO-TEX® est en effet un système d’essais et de certification uniformisé à l’échelle mondiale pour tous les produits textiles bruts, semi-finis et finis à toutes les étapes de traitement ainsi que pour tous les matériaux accessoires. Il est porté par une association indépendante allemande ; or il est à noter que les labellisations allemandes sont généralement plus contraignantes que les labellisations en France, ce qui en fait a priori un vrai gage de sérieux.

 

Au cours de la vie du vêtements, il est également sage de bannir de votre logement les lessives parfumées ainsi que les adoucissants. Leur parfum contient généralement des substances allergènes. Les alkylphénols, par exemple, se retrouvent dans certains détergents ; il s’agit d’un perturbateur endocrinien qui agit sur les œstrogènes et qui est associé à une baisse de la fertilité et à un risque plus élevé de cancer.

Enfin, la parade ultime consiste à acheter tout ou partie de ses vêtements d’occasion. Cela vous garantit non seulement que les textiles sont débarrassés d’une grande partie de leurs substances nocives au fil des lavages… mais également que le tissu est de bonne qualité, puisque par définition vous le voyez après l’épreuve du lavage répété !

L’offre de mode en seconde main s’est considérablement étoffée depuis quelques années, avec des sites tels que Vide-dressing. Pour les enfants, vous pouvez vous tourner vers des sites spécialisés comme Little Panda. Cela fait du bien à votre santé… et à celle de votre porte-monnaie 😉

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